Impôts au Panama : Le frein à l’ITBMS numérique et son impact fiscal en 2026
La stabilité des impôts au Panama reste un pilier fondamental pour les entrepreneurs qui décident de relocaliser leur patrimoine sur l’isthme. Récemment, l’Exécutif a décidé de suspendre temporairement le projet de loi qui visait à taxer à hauteur de 7% l’Impôt sur le Transfert de Biens Meubles et Services (ITBMS) les services et produits de l’économie numérique. Cette mesure, qui cherchait à collecter environ 100 millions de dollars par an en taxant des géants comme Netflix, Amazon ou Uber, a été gelée après une forte pression de la société civile et du secteur des entreprises.
Points clés de cette mise à jour en 1 minute
- Projet suspendu : La taxation de 7% d’ITBMS sur les services numériques étrangers est gelée indéfiniment.
- Stabilité pour l’utilisateur : Il n’y aura pas d’augmentation immédiate des licences logicielles, des serveurs cloud ni des services de transport technologique.
- Sécurité juridique : Le gouvernement écarte la nécessité de créer de nouveaux revenus de substitution pour maintenir les exonérations immobilières en vigueur.
Le contexte de la proposition : Pourquoi cet impôt numérique a-t-il été envisagé ?
Le plan initial du Ministère de l’Économie et des Finances consistait à capter des ressources fraîches de l’économie numérique pour compenser le sacrifice fiscal que représente la suppression de l’Impôt sur le Transfert de Biens Immobiliers (ITBI) pour les logements d’intérêt social. Cependant, l’analyse technique ultérieure a déterminé que, constitutionnellement, il n’est pas obligatoire de chercher un remplacement de revenus si ceux-ci n’étaient pas initialement prévus dans le budget national.
Le Panama avait-il réellement besoin de cet impôt ? L’administration a identifié que la collecte numérique est une tendance mondiale, mais taxer la consommation de logiciels et de plateformes logistiques génère un effet inflationniste direct sur les familles de classe moyenne et les professionnels indépendants.
Tableau comparatif : État actuel de la fiscalité numérique vs. Proposition gelée
Pour mieux comprendre le panorama qui reste en vigueur cette année 2026, observons comment se présente la structure fiscale de ces activités :
| Concept ou Plateforme | Situation Actuelle (Sans Changements) | Proposition de Réforme (Gelée) |
|---|---|---|
| Abonnements et Logiciels (Netflix, Amazon Web Services, Zoom) | 0% ITBMS | 7% de surtaxe directe |
| Plateformes de Mobilité et d’Hébergement (Uber, Airbnb) | Exempt d’ITBMS transactionnel direct | 7% de retenue sur les cartes de crédit |
| Achats de marchandises sur des sites de commerce électronique étrangers | Soumis au droit de douane d’importation régulier | 7% supplémentaire d’ITBMS numérique sur la passerelle de paiement |
La décision de ne pas aller de l’avant avec ce schéma évite aux banques locales d’avoir à agir comme agents de retenue obligatoires sur chaque paiement par carte de crédit internationale. Cela simplifie énormément la comptabilité quotidienne des entreprises établies dans le pays.
« La flexibilité et la capacité d’écoute des autorités panaméennes envoient un message de tranquillité aux capitaux étrangers : la compétitivité fiscale ne sera ni altérée unilatéralement, ni précipitamment. »
L’analyse de PanamaWay : Qu’est-ce que cela signifie pour l’investisseur international ?
Beaucoup de nos clients qui cherchent à créer une entreprise au Panama basent leur modèle d’affaires sur l’optimisation des coûts et l’utilisation d’outils technologiques internationaux. Maintenir l’ITBMS en dehors des services numériques étrangers préserve l’une des structures de coûts opérationnels les plus compétitives de la région latino-corporate.
Le mois dernier, un client européen dédié au commerce électronique nous a fait part de ses préoccupations. Il craignait que ses passerelles de paiement et ses serveurs contractés à l’étranger ne subissent des retenues automatiques de 7% de la part des banques panaméennes, ce qui réduirait sa marge nette. Après avoir analysé son cas avec notre équipe juridique, nous avons restructuré le flux de paiements de sa société anonyme panaméenne. Avec la suspension du projet de loi, sa structure non seulement reste sécurisée, mais sa projection financière pour cette année se consolide sans coûts imprévus.
Le Panama continue de miser fermement sur le principe de territorialité. L’argent généré en dehors du territoire panaméen ne paie pas d’impôts sur le revenu, et la consommation de services numériques de l’étranger ne sera pas renchérie par des voies fiscales indirectes. C’est un environnement idéal pour les nomades numériques, les exportateurs de services et les sièges multinationaux.
Si vous souhaitez structurer votre patrimoine dans ce cadre de haute sécurité juridique et de stabilité, analysons votre cas de déménagement sans engagement et concevons une stratégie adaptée à vos besoins familiaux et corporatifs.

